« À bas l’État, à bas l’État policier », pouvait-on lire ce 16 octobre sur le site des Républicains (LR), pourtant réputés pour leur attachement à l’ordre public, au point d’avoir complètement raté le rendez-vous des Gilets jaunes.
« Nous avons rassemblé nos talents de lutte et avons offert un lifting au site officiel du parti Les Républicains ! Ceci est un APPEL à rejoindre les mobilisations du 17 octobre pour révolutionner la France et le monde. Faisons monter le rapport de force ! », pouvait-on encore lire sur le site de LR, moins d’une semaine après l’annonce, par la gauche non mélenchoniste, de sa plateforme de vote pour sa primaire.
Un message faisant référence à la journée de mobilisation prévue le 17 octobre, à l’approche de laquelle le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule de crise. « À ce stade, environ 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations sont en cours de structuration », a indiqué à ce sujet le ministère de l’Intérieur au quotidien Le Parisien.
« Il s’agit uniquement du site du parti et pas du site de campagne de Bruno Retailleau. On ne constate aucune fuite de données », a assuré le parti auprès de BFMTV et du Parisien.
« Le visage de Jean-Luc Mélenchon était recouvert de petits cœurs »
Ces deux médias ont néanmoins souligné que les hackers, dans leur communiqué à l’intention des Républicains, affirment avoir « volé toutes les données de votre site et de vos membres ainsi que tous vos échanges internes et messages privés », menaçant de les envoyer « à tous les journalistes et médias d’investigation » si le parti venait à supprimer leurs messages « avant le 20 octobre ».
« Que les données volées des fascistes, des capitalistes, des masculinistes et de tous les ennemis de nos rêves pleuvent en public et sur les journalistes et médias d’investigation », ont-ils également lancé, d’après les captures d’écran relayées par les médias.
Toujours selon Le Parisien, plusieurs images animées apparaissaient à l’écran, dont l’une représentait « le logo des Républicains exploser » et une autre « l’explosion de plusieurs candidats à la présidentielle, tandis que le visage de Jean-Luc Mélenchon était recouvert de petits cœurs ».
Quant aux suites données par LR à cette cyberattaque, l’entourage de Bruno Retailleau aurait déclaré à Franceinfo qu’une plainte serait déposée.