Le président du Sénat Gérard Larcher a clairement décliné la suggestion de Yaël Braun-Pivet. La présidente de l’Assemblée nationale l’avait présenté comme une figure capable d’incarner un rassemblement du centre et de la droite en vue de 2027. Le sénateur des Yvelines, très critique sur l’action du gouvernement, a tranché.
Mardi 27 octobre, dans un entretien au Figaro, Yaël Braun-Pivet a plaidé pour une candidature unique « du [Mouvement démocrate] à la droite républicaine ».
« Dans ces temps difficiles, nous avons besoin d’unité et d’apaisement. Comme d’autres, Gérard Larcher peut incarner ce rassemblement », a-t-elle déclaré, alors que plusieurs prétendants se font concurrence sans qu’aucun ne parvienne pour l’instant à se qualifier solidement pour le second tour dans les sondages.
Gérard Larcher n’avait pas été prévenu de sa mise en avant. Les deux personnalités dînaient d’ailleurs ensemble le soir même. Dès le lendemain, mercredi 28 octobre, le président du Sénat a répondu au Figaro : « Je remercie Yaël Braun-Pivet de sa proposition, mais je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle. »
Son entourage a précisé qu’il « vient d’être élu président du Sénat, institution qu’il présidera jusqu’en 2029. C’est la fonction qu’il souhaitait, il a la confiance des sénateurs, ce n’est pas pour briguer un autre mandat que celui-ci ». Il a rappelé que son « seul candidat » reste Bruno Retailleau, patron de la droite et candidat des Républicains.
Selon un membre du Sénat, le sénateur des Yvelines est de toute façon « opposé » à un rassemblement allant « jusqu’à la social-démocratie ». Dans ce contexte de dispersion, l’idée d’une primaire revient sur la table chez certains, notamment chez les moins bien placés, comme Gabriel Attal et David Lisnard.