40 proviseurs blessés, une centaine de lycées saccagés : le bilan lourd et la mobilisation des lycées qui continue
© Compte X @DuprDominique2 (retouché à l'IA)Le ministre de l’Éducation nationale dresse un bilan alarmant : 40 chefs d’établissement blessés, plus d’une centaine de lycées sévèrement dégradés. Ce 2 octobre, plus de 400 établissements restent fermés tandis que le dialogue s’ouvre avec les représentants lycéens.
Depuis le début du mouvement de colère lycéenne, les violences ont pris une ampleur inédite. Édouard Geffray a confirmé ce 2 octobre les chiffres chocs : 65 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés, dont 40 proviseurs, tandis que plus d’une centaine d’établissements ont subi des « dégradations sévères ».
Un mouvement « pris en otage » selon le ministre
Jeudi 1ᵉʳ octobre, 1 207 lycées ont été perturbés ou bloqués. Ce vendredi, un peu plus de 400 restent fermés, soit en raison de systèmes d'alarme incendie détruits, soit pour protéger des personnels directement visés. Les cours se déroulent à distance.
« Quand je les appelle pour avoir de leurs nouvelles, la plupart me disent : « les personnes en face de moi, ce n'était pas mes élèves », a-t-il confié sur BFMTV-RMC.
Colère des lycées: "65 personnels blessés, 40 proviseurs parmi eux", détaille Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale pic.twitter.com/jW1ZRK1P3K
— BFM (@BFMTV) October 2, 2026
Les exemples se multiplient : logement de fonction saccagé à Lyon, façade du lycée Nelson-Mandela à Nantes ravagée par un incendie, proviseurs agressés à Rouen, Ingré, Clermont-Ferrand ou Auchel.
Le ministre dénonce une « bascule » : le mouvement, initialement « audible » sur les conditions d’étude, les classes surchargées et le bâti dégradé, aurait été « confisqué » par des individus extérieurs. Il accuse notamment certains élus de La France insoumise d’avoir « contribué très clairement à la cristallisation du mouvement » en haranguant les blocages. « J’ai la responsabilité de 12 millions de mineurs. Les envoyer sur des lieux de blocage, c’est les mettre en danger », a-t-il insisté. Côté forces de l’ordre, près de 1 950 personnes ont été interpellées le 1er octobre.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a demandé aux procureurs d’engager la responsabilité civile des parents de mineurs auteurs de dégradations. Sur X, plusieurs comptes ont souligné l’ampleur des dégâts.
La contestation sociale est légitime, mais ne peut s’exprimer dans la violence. J'ai donc demandé aux procureurs généraux une réponse pénale ferme et l’engagement de la responsabilité civile des parents de mineurs chaque fois que cela est possible. pic.twitter.com/RmtTBB7dx4
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) October 2, 2026
Ce 2 octobre, le ministre reçoit les syndicats, les associations de parents et les représentants lycéens. Une plateforme de concertation doit ouvrir le 5 octobre pour tenter de sortir de la crise.