États-Unis : un haut responsable d’une agence de cybersécurité a transféré des documents sensibles sur ChatGPT

États-Unis : un haut responsable d’une agence de cybersécurité a transféré des documents sensibles sur ChatGPT© Thomas Fuller/SOPA Images/LightRocket Source: Gettyimages.ru
Logo de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), sur un écran de smartphone. [Photo d'illustration]
Suivez RT en français surTelegram

Selon Politico, qui s’appuie sur plusieurs sources au sein du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, le directeur par intérim de l’agence de cybersécurité des infrastructures gouvernementales, la CISA, aurait transféré des documents sensibles sur une version publique de ChatGPT, déclenchant une enquête.

Le directeur par intérim de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), Madhu Gottumukkala, a déclenché des alertes internes après avoir transféré, l'été dernier, des documents sensibles sur une version publique de ChatGPT, a révélé le 27 janvier Politico, citant quatre fonctionnaires du département de la Sécurité intérieure (DHS) ayant requis l’anonymat « par crainte de représailles ».

Ces alertes automatisées, « destinées à empêcher le vol ou la divulgation involontaire de documents gouvernementaux », est-il vulgarisé, auraient elles-mêmes mené à l’ouverture d’une enquête du DHS sur les risques pour la sécurité gouvernementale des États-Unis.

Bien que les fichiers ne soient pas classifiés, ces documents étaient estampillés de la mention « pour usage officiel uniquement », une désignation pour les informations sensibles non destinées au public, a tenu à préciser Politico, rappelant que tout contenu mis à disposition de ChatGPT « peut servir à répondre aux questions d'autres utilisateurs de l'application » à travers le monde. Une enquête, dont les conclusions « ne sont pas claires », a souligné le média.

Ce dernier a alors renvoyé à un communiqué de Marci McCarthy, directrice des affaires publiques de la CISA, déclarant que Gottumukkala « avait été autorisé à utiliser ChatGPT sous le contrôle du DHS » et que « cette utilisation était temporaire et limitée ». Elle a ajouté que son agence s’engageait à « exploiter l'IA et d'autres technologies de pointe pour moderniser l'administration et mettre en œuvre » le décret de Donald Trump visant à « lever les obstacles au leadership américain » sur l’IA.

Un test de polygraphe « raté »

Un autre document cité par Politico conteste toutefois la chronologie officielle, indiquant que l’usage de ChatGPT par Gottumukkala aurait cessé mi-juillet 2025, tandis que les systèmes de sécurité auraient détecté des téléchargements courant août.

« Gottumukkala a forcé la main de la CISA pour qu'elle lui donne ChatGPT, et il en a ensuite abusé », a affirmé auprès du média l’une de ses sources. Deux autres ont par ailleurs rapporté au média, en détail, les noms des différents responsables — notamment juridiques — de la CISA et du DHS avec lesquels Gottumukkala s’est entretenu au cours de l’été dans le cadre de cette enquête.

Ce n’est pas la première fois que le média s’attarde sur ce responsable. Fin décembre, Politico révélait que six agents de la CISA avaient été suspendus après avoir organisé un test de polygraphe (communément appelé « détecteur de mensonges », ndlr) que Gottumukkala avait « raté ».

Le test en question aurait été effectué après que Gottumukkala a demandé à accéder à « certains renseignements cybernétiques hautement sensibles partagés avec l’agence ».

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

Le plus populaire

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix