Dans ce numéro de L’Échiquier africain, le professeur Franklin Nyamsi aborde trois questions géopolitiques majeures pour l’avenir du continent africain.
Il refuse l’image négative de la diaspora africaine comme simple dispersion, chaos ou perte d’identité. Il rappelle que toute dispersion suppose une unité originelle, et que les diasporas ont conservé leurs valeurs, leurs traditions culturelles et sociales à travers les siècles. Il estime que si elles sont conscientisées par une idéologie panafricaniste et intégrées réellement au continent, elles peuvent devenir des atouts majeurs pour la renaissance africaine.
Franklin Nyamsi analyse le rôle des laboratoires biologiques occidentaux en Afrique. Il souligne qu’ils sont privés, motivés par le profit et appartenant à Big Pharma, dont l’industrie dépasse désormais celle du pétrole. Le professeur appelle à la nationalisation de ces laboratoires pour protéger les populations et les écosystèmes africains.
Le Moyen-Orient a-t-il une meilleure attitude politique envers l’Afrique que l’Occident ? Selon le professeur Nyamsi, la réponse est nuancée : malgré une osmose religieuse et culturelle naturelle, il soutient qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre les politiques orientale et occidentale.