Algérie-Iran : une coopération industrielle à l’étude dans les hydrocarbures et la pétrochimie
© Getty ImagesAlger et Téhéran explorent un partenariat dans la pétrochimie et l’ingénierie industrielle. L’objectif est de renforcer la transformation locale des hydrocarbures via Sonatrach. Cette coopération s’inscrit dans une stratégie de diversification technologique et d’indépendance industrielle.
Le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures a reçu à Alger le président de la société iranienne Industrial Pioneers Farayand Co. (IPF) afin d’explorer les perspectives d’un partenariat dans le raffinage, la pétrochimie et l’ingénierie industrielle. Cette rencontre, tenue au siège du ministère en présence de responsables du secteur, n’a débouché sur aucun accord signé, mais marque une étape exploratoire dans le rapprochement entre les deux parties.
Les discussions ont porté sur des opportunités de coopération entre le groupe Sonatrach et la société iranienne, notamment dans la réalisation d’unités industrielles, le développement d’infrastructures de traitement et la production de produits à forte valeur ajoutée, comme le polypropylène et ses dérivés. L’objectif affiché est de renforcer la chaîne pétrochimique algérienne afin de réduire la dépendance aux exportations de brut et d’accroître la transformation locale des hydrocarbures.
Un partenariat en devenir
La société iranienne, spécialisée dans l’ingénierie EPC, soit l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction, intervient dans la conception d’équipements industriels pour le pétrole et le gaz. Son expérience s’est développée dans un contexte de sanctions internationales ayant conduit l’Iran à renforcer ses capacités technologiques internes, notamment dans la pétrochimie et la production d’équipements spécialisés.
Lors de la rencontre, le ministre a insisté sur la nécessité du transfert de technologies, du développement des compétences locales et de l’ancrage industriel en Algérie. Il a invité la société iranienne à renforcer sa présence sur le marché national et à travailler en étroite coordination avec Sonatrach pour identifier des projets concrets d’investissement.
De son côté, le représentant iranien a exprimé sa volonté de développer un partenariat durable, mettant en avant l’expertise de son entreprise dans la conception d’unités industrielles et la mise en œuvre de projets énergétiques intégrés. L’échange illustre une convergence d’intérêts autour du développement de capacités industrielles locales et de la valorisation des hydrocarbures.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte géopolitique où l’Algérie cherche à diversifier ses partenariats technologiques et à attirer des acteurs capables de fournir des solutions industrielles sans contraintes d’exportation liées aux sanctions occidentales.