Mali : une première opération réussie pour séparer des bébés siamois
© Minstère malien de la SantéDes médecins maliens ont réussi à séparer deux nouveau-nées siamoises au CHU Gabriel-Touré de Bamako, dans ce qui est présenté par les autorités comme une première au Mali. Les deux nourrissons, nés le 29 août, partageaient notamment leur vessie et leur côlon.
Une équipe médicale pluridisciplinaire malienne a réalisé avec succès une intervention chirurgicale visant à séparer deux nourrissons siamois au Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel-Touré de Bamako. L’opération, réalisée 9 septembre, constitue une première dans le pays.
Les deux fillettes sont nées le 29 août par césarienne, au terme d’une grossesse au cours de laquelle des malformations congénitales avaient été diagnostiquées. Elles étaient reliées par leurs systèmes urinaire et digestif et partageaient notamment une même vessie et un même côlon.
Face à cette situation rare, le directeur général du CHU Gabriel-Touré, le professeur Thierno Madani Diop, a mobilisé une équipe composée notamment de chirurgiens pédiatriques, d’anesthésistes-réanimateurs, de cardiologues, de radiologues, de pharmaciens, de laborantins et de personnels paramédicaux du bloc opératoire.
Après plusieurs examens et diagnostics préopératoires, les spécialistes ont procédé à l’intervention, dont le succès a été salué par la ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré.
Lors d’une visite au CHU, la ministre a qualifié l’intervention de « prouesse » et salué le travail des praticiens maliens. Selon les estimations citées par le ministère, les naissances de bébés siamois surviennent dans environ un cas sur 200 000 naissances.
Cette réussite constitue une étape importante pour la médecine spécialisée dans le pays et illustre les capacités des équipes médicales maliennes à prendre en charge des interventions chirurgicales complexes.
Les jumeaux siamois apparaissent lorsqu’un embryon unique ne se sépare pas complètement au début de la grossesse. La possibilité de les séparer dépend notamment des organes qu’ils partagent.
