JO d’hiver 2030 : l'élection de Ciotti à Nice complique encore plus une organisation déjà bancale

JO d’hiver 2030 : l'élection de Ciotti à Nice complique encore plus une organisation déjà bancale© ogcnice.com
Le stade Allianz Riviera de Nice, envisagé pour accueillir les épreuves de hockey. [Photo d'illustration]
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L’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice le 22 mars vient compliquer un peu plus l’organisation déjà fragile des JO d’hiver 2030. Le nouveau maire refuse le projet actuel d’aménagement du stade Allianz Riviera et la construction ex nihilo d’une patinoire et d’un village olympique, tout en se disant «extrêmement attaché» aux Jeux dans sa ville.

La ministre des Sports Marina Ferrari tente de calmer le jeu avec Nice sur la question des Jeux Olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes. En effet, l’élection d’Éric Ciotti change la donne puisque ce dernier rejette le projet d’aménagement de son prédécesseur. Le bras de fer autour des sites niçois pour les épreuves de glace menace ainsi de déstabiliser un peu plus un projet olympique déjà largement miné par des querelles intestines.

Nice doit accueillir les épreuves de patinage artistique, de hockey sur glace, de short-track et de curling, ainsi qu’un village olympique et un centre des médias. Le projet officiel prévoyait de transformer temporairement le stade Allianz Riviera en patinoire pour le hockey et de construire à proximité un nouveau complexe et le village des athlètes.

Un refus qui aggrave une organisation déjà mal en point

Éric Ciotti, nouveau maire de Nice, fraîchement élu après une campagne très rude face à Christian Estrosi, s’y oppose fermement. Il refuse que l’OGC Nice soit privé de son enceinte pendant six mois pour un « coût exorbitant » et rejette toute construction ex nihilo. « Je suis bien entendu extrêmement attaché à ce que les Jeux olympiques se tiennent à Nice », a-t-il déclaré le 27 mars en marge de son premier conseil municipal. Mais il juge certains éléments « incohérents » et propose d’utiliser des infrastructures existantes, notamment le Palais des expositions pour le patinage et une caserne de police pour le village, sans préciser encore le lieu du hockey.

La rivalité avec le macroniste Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la Solideo, fait monter la pression. Selon ce dernier, une décision rapide était nécessaire avant fin avril, faute de quoi un « plan B » serait envisagé.

Le 30 mars, la ministre Marina Ferrari a relativisé ces propos en affirmant qu’« il n’y a pas de plan A ou de plan B pour l’instant ». Elle assure « qu'aucune ville ne voulait se retirer du projet en l'état ».

La carte définitive des sites doit être arrêtée fin juin, pour tenir compte des élections municipales et affiner les coûts. En toile de fond, le « Cojop », le comité d’organisation, traverse une crise de gouvernance : après le départ de quatre cadres, dont le numéro 2 Cyril Linette en février, un nouveau directeur général doit être recruté d’ici fin avril. Il pourrait s’agir de Jean-François Vilotte, haut fonctionnaire, avocat et actuel directeur général de la Fédération française de football.

Des réunions techniques entre la ville et les organisateurs ont commencé cette semaine. L’organisation déjà bancale des Jeux d’hiver 2030 pourrait connaître des semaines décisives avant l’été.

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