Olivier Faure enfariné, défense du jour chômé, un Premier mai 2026 combattif à gauche

Olivier Faure enfariné, défense du jour chômé, un Premier mai 2026 combattif à gauche© Compte X @realmarcel1
Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure enfariné à Amiens, en Picardie
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Alors que le gouvernement veut assouplir le travail salarié le 1er mai, les cortèges syndicaux se mobilisent pour défendre une journée «fériée et chômée». Pouvoir d’achat, salaires, carburants et «vol du 1er mai» dominent cette édition 2026.

Le 1er mai 2026 prend une tonalité plus politique qu’à l’accoutumée. Au-delà des traditionnels mots d’ordre sociaux, les syndicats veulent faire barrage aux tentatives d’élargir le travail salarié dans certains commerces, notamment les boulangeries et fleuristes.

« Pas touche » au 1er mai, syndicats et partis de gauche mobilisés

Près de 320 manifestations étaient prévues dans le pays, avec un peu plus de 100 000 participants attendus selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. À Lyon, la préfecture a recensé 6 500 manifestants, dans un cortège globalement calme malgré la présence de quelques dizaines de black blocs, des tirs de mortiers et quatre interpellations.

À Paris, le cortège s’est élancé de la place de la République vers Nation, avec les responsables syndicaux en première ligne. La CGT et la CFDT ont centré leur discours sur la défense du 1er mai chômé, après les initiatives du gouvernement et de Gabriel Attal en faveur d’une ouverture encadrée de certains commerces.

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a dénoncé une « insulte à l’histoire ouvrière » et accusé la « cacophonie gouvernementale » d’avoir laissé libre cours à la « délinquance patronale » citant des responsables centristes qui font campagne pour le travail du 1er mai dont Gabriel Attal et Bruno Retailleau.

Elle réclame aussi un blocage des prix du carburant, une hausse immédiate de 5% du Smic et l’indexation des salaires sur les prix.

Marylise Léon, pour la CFDT, a fustigé la visite de Sébastien Lecornu et de Gabriel Attal chez des boulangers comme une « politique spectacle ». François Ruffin, sur BFMTV-RMC, a défendu le 1er mai comme un « rite » et une « tradition ».

La gauche politique a aussi investi la journée. Jean-Luc Mélenchon a rappelé que le 1er mai était « une journée de lutte », avant d’appeler à « tourner la page » Emmanuel Macron et à taxer les profits de TotalEnergies : « TotalEnergies, passez à la caisse ! ».

À Amiens, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a lui été enfariné par deux hommes masqués, au cris de « casse-toi, sale traître », rappelant aux socialistes que leur présence dans les cortèges syndicaux n'était pas une évidence pour une partie du mouvement social. Il y a deux ans, c’était leur allié et tête de liste aux élections européennes Raphaël Glucksmann qui avait été chahuté à Saint-Etienne.

Son rival en interne, Boris Vallaud lui a apporté son soutien sur X, dénonçant des « méthodes inacceptables ». À la mi-journée peu d’incidents étaient recensés, dans un contexte de crainte de désordres, mais c’est d’ordinaire en fin de journée et parfois en marge des cortèges que les affrontements avec les forces de polices, les dégradations de bien et les agressions ont lieu.

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