France : nouvelle rumeur de dissolution de l’Assemblée nationale avant la présidentielle
© Nicolas Economou/NurPhoto Source: Gettyimages.ruAlors qu’en France, la dernière année du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron a débuté, la rumeur d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale serait en train de courir au sein de la macronie, a ébruité Le Figaro. Le but ? Mettre des bâtons dans les roues du RN et permettre à Macron de «rester, jusqu’au bout, le maître des horloges»
Après le verrouillage de la Cour des comptes, du Conseil constitutionnel et de la Banque de France, bientôt celui de l’Assemblée nationale ? « Ce sont des malades et ça paraît complètement dingue : l’objectif serait d’empêcher le successeur d’Emmanuel Macron de décider de la temporalité des législatives », a confié un parlementaire au Figaro, concernant les nouvelles rumeurs quant à une éventuelle dissolution de la chambre basse du Parlement français avant la présidentielle de 2027.
Rumeur dont ce parlementaire « a discuté avec plusieurs ministres et certains conseillers du chef de l’État » et dont on « parle désormais ouvertement » dans les cercles macronistes, a poursuivi le quotidien. Ce dernier a toutefois évoqué « ceux qui ne savent pas trop s’il s’agit d’une rumeur complètement abracadabrante ou d’un début d’information ».
Dans la forme, il s’agirait de faire voter simultanément les Français pour leur futur président et leurs députés, a résumé le quotidien, ce qui permettrait à Emmanuel Macron de « rester, jusqu’au bout, le maître des horloges ».
« Un dernier coup tactique pour empêcher le RN d’arriver au pouvoir »
« Le Conseil constitutionnel ne pourrait rien dire, d’autant qu’il est totalement à la botte de Macron », a déclaré au Figaro ce député qui en aurait « souri ». «On mettrait tout le monde sous pression, en tentant un dernier coup tactique pour empêcher le RN d’arriver au pouvoir», a confié au quotidien un conseiller ministériel. « Moi, je pense au contraire que si Emmanuel Macron faisait ça, non seulement un président RN serait élu, mais en plus, il aurait la majorité absolue », a-t-il tempéré.
En juin 2024 Emmanuel Macron avait créé la surprise en annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale, à la suite de la cinglante défaite de son camp aux élections européennes, largement survolées par le Rassemblement national. Une décision qui avait eu l’effet d’une bombe dans la classe politique française, faisant perdre à la macronie sa majorité et précipitant le pays dans le chaos inédit sous la Ve République, dont le président français s’était félicité dans les jours qui avaient suivi.
Depuis, la rumeur d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée par Emmanuel Macron avait circulé, notamment au printemps 2025 où le président de l’IFOP soulignait « l’effet drapeau » dont bénéficiait le locataire de l’Élysée, à savoir les inquiétudes sur la situation internationale « marquée par le conflit en Ukraine » et qui pousseraient les Français à « resserre[r] les rangs » autour de leur président.