France : tous les indicateurs économiques au rouge à 9 mois de la présidentielle
© RTÀ neuf mois du scrutin présidentiel, la France accumule les signaux d’alerte : dette record, productivité en berne, éducation en chute et santé publique qui déraille. Le pays glisse vers le statut de cancre des nations développées.
Sans krach spectaculaire, mais par une lente érosion des fondamentaux, la France voit ses principaux indicateurs économiques et sociaux virer au rouge. Ce déclin structurel, documenté par l’OCDE et des experts, place le prochain scrutin présidentiel sous haute tension dans un contexte de baisse des prévisions de croissance.
Il n’y a pas eu de date fatidique ni d’effondrement brutal. Simplement des chiffres qui convergent : mortalité infantile en hausse à 4,1 % en 2024 (contre une baisse dans 35 pays de l’OCDE), espérance de vie sans incapacité qui recule pour les femmes, et une chute historique de 21 points en mathématiques au classement PISA entre 2018 et 2022.
« Ce qui est intéressant avec les indicateurs sur la mortalité néonatale, c’est qu’on est vraiment à l’instant T de l’état de santé de la société aujourd’hui », souligne la médecin de santé publique Alice Desbiolles. Sur le plan économique, le décrochage est tout aussi marqué.
La part de l’industrie dans le PIB est passée d’environ 25 % à 10-11 % en trente ans, entraînant une perte de souveraineté et une productivité qui affiche un retard de 8,5 % par rapport à sa tendance pré-Covid.
2/ Contrairement aux autres grandes économies, la France n'est toujours pas revenue à sa productivité pré-Covid.
— Hexagone - La France en chiffres (@Hexagone_org) June 30, 2026
La pandémie n'est donc pas une excuse.
Autre handicap : le faible taux d'emploi des plus jeunes (beaucoup d'étudiants), comme des plus vieux (âge de départ à la… pic.twitter.com/peZ9eAXACp
Le PIB par habitant a glissé du top 10 mondial à la 25e place en 20 ans. « Nous restons un pays développé, mais au sein de cette catégorie, on tend à devenir un pays pauvre », analyse l’économiste Laurent Cappelletti.
Dette intenable et confiance en berne
La dette publique, devenue l’un des plus lourds fardeaux de l’OCDE, finance une redistribution qui maintient artificiellement le pouvoir d’achat. Le déficit public figure parmi les plus élevés, tandis que la confiance dans les institutions a plongé à 22 %. Sur X, les réactions fusent : « Chantage aux chiffres, déclin global : la France glisse vers le statut de "cancre des pays développés" », relayait récemment un internaute citant le média libéral Atlantico.
"Chantage aux chiffres, déclin global : la France glisse vers le statut de « cancre des pays développés », plombée par des indicateurs sociaux et économiques en berne." Atlantico
— Sauce Christian #le business de l'apprentissage (@resistance3349) July 12, 2026
Les diviseurs du NFP et les non-censeurs de Lecornu participent à ce désastre !!!
D’autres évoquent une dette à 3 500 milliards d’euros et une « défiance justifiée » envers l’État. Les disparités territoriales s’aggravent, avec des zones anciennement industrielles qui s’enfoncent tandis que les métropoles résistent mieux. À neuf mois de l’élection, ces indicateurs pèsent lourdement sur le débat public. Les candidats devront convaincre d’une inversion possible de cette tendance lourde, sous peine de voir le « cancre » s’installer durablement.