Narcotrafic : menaces de mort, exfiltration du maire d’Alès… la France face à l’implosion des cartels

Narcotrafic : menaces de mort, exfiltration du maire d’Alès… la France face à l’implosion des cartels© Capture d'écran vidéo DZ Mafia
Des membres de la DZ Mafia communiquent sur l'attaque du maire d'Alès.
Suivez RT en français surTelegram

Les menaces de mort de la DZ Mafia contre le maire d'Alès, exfiltré par le Raid, dévoilent le nouveau visage d’un narcotrafic qui s’attaque directement aux élus et fait vaciller l’autorité de l’État sur tout le territoire.

Face à l’intimidation directe d’un élu local, la France mesure l’ampleur d’une menace qui dépasse les cités marseillaises pour gagner les villes moyennes. Le narcotrafic ne se contente plus de régner dans les quartiers, il s’attaque désormais à la République elle-même.

Un trafic appuyé par la violence

Jeudi 16 juillet 2026, Christophe Rivenq, maire LR d’Alès (Gard), découvre dans sa boîte aux lettres une enveloppe contenant deux balles de 9 mm accompagnée d’une signature « DZ Mafia ». Des tags menaçants couvrent son domicile. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 20 au 21 juillet, une suspicion de voiture piégée contraint le Raid à l’exfiltrer en urgence avec sa famille vers un lieu sécurisé. « Je ne céderai pas à la menace », avait déclaré l’édile dès le 17 juillet.

Ses opérations anti-dealers, menées en coordination avec le parquet et les forces de l’ordre, ont porté leurs fruits : interpellations massives, saisies de stupéfiants et renfort d’une compagnie de CRS.

Mais ces succès ont visiblement provoqué une riposte alors que la France est devenue une véritable plateforme logistique du trafic mondial. Selon des sources proches de l’enquête, la piste de petits trafiquants locaux supplanterait aujourd’hui celle de la DZ Mafia marseillaise. Le groupe a d'ailleurs nié toute implication dans une vidéo diffusée mercredi soir.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié l’événement d’« acte d’intimidation » et évoqué une « menace d’actions violentes ».

Le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a ouvert une enquête. Le cas d’Alès n’est pas isolé. À Nanterre, le maire divers gauche Raphaël Adam alerte sur une explosion des infractions liées aux stupéfiants (+30 % depuis janvier).
Il demande dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur des renforts policiers permanents tout au long de l'été, arguant que « les fusillades se sont multipliées ces derniers jours » alors que « les familles vivent dans une peur permanente ».

Le sujet inquiète les pouvoirs publics qui communiquent sur leurs résultats.

Le préfet des Hauts-de-Seine publie ainsi un bilan chiffré dans un message posté le 23 juillet sur ses réseaux sociaux : « 57 interdictions de paraître, 5 fermetures de commerces et 26 injonctions d’expulsion » en un an.

Le trafic de drogue, estimé à 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, structure une criminalité violente qui s’étend des grandes métropoles aux territoires intermédiaires. Avec des centaines de morts par an liés aux règlements de comptes, la pression sur les élus et les forces de l’ordre révèle une République mise au défi. À Alès comme ailleurs, l’État tente de reprendre le terrain par des opérations de « pilonnage », mais peine à reprendre la main en dépit des multiples réunions organisées sur le sujet par l’Elysée.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix