Tensions Washington-Téhéran : une intervention américaine estimée «probable» dans les «prochaines 24 heures»
© U.S. Air Force Source: Gettyimages.ruAlors que les États-Unis ont retiré une partie de leur personnel de la base d’Al-Udeid, au Qatar, et appelé leurs ressortissants à quitter l’Iran, des responsables européens ont indiqué à Reuters qu’une intervention militaire américaine était «probable» et pourrait avoir lieu «dans les prochaines 24 heures».
Donald Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution ? Alors que la tension monte depuis plusieurs jours entre le président américain et les responsables iraniens sur fond de manifestations antigouvernementales dans la République islamique, les signaux laissant présager de l’imminence d’une opération militaire américaine se sont multipliés ce 14 janvier.
Au cours de l’après-midi, les autorités qataries ont confirmé qu’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid avait été déplacée en raison des « tensions régionales actuelles ». Une base qui avait été ciblée par les forces iraniennes, au lendemain de frappes américaines survenues en juin contre plusieurs sites nucléaires en Iran. De son côté, l’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a appelé son personnel à « redoubler de prudence » et « limiter les déplacements » aux abords des installations militaires.
« Nous recommandons aux citoyens américains présents dans le royaume de faire de même », peut-on lire dans un communiqué de l’ambassade publié sur son site internet. Par ailleurs, les autorités américaines ont exhorté leurs ressortissants présents en Iran à quitter le pays « immédiatement » ou à se mettre à l’abri et faire « des provisions de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres articles essentiels ».
Des événements qui ne sont pas sans rappeler ceux qui avaient précédé, en juin 2025, une série de frappes israéliennes contre l’Iran et auxquelles les États-Unis avaient fini par se joindre. En fin de journée, citant deux responsables européens, Reuters a rapporté qu’une intervention militaire américaine était « possible » et « pourrait avoir lieu dans les prochaines 24 heures ».
Les Gardiens de la révolution prêts à riposter « de manière décisive »
Selon l’agence de presse, à qui un responsable américain s’est confié sous couvert d’anonymat, Washington procéderait au retrait d’une partie de son personnel de « bases clés dans la région compte tenu des tensions régionales accrues ». Toujours selon la même source, les Israéliens estimeraient que Donald Trump « a décidé d’intervenir ».
Depuis plusieurs jours Trump agite la menace d’une intervention militaire en Iran, invoquant les manifestations qui secouent la République islamique depuis fin décembre.
Des menaces d’une nouvelle attaque américaine qualifiées d’inacceptables par la diplomatie russe. « Ceux qui envisagent d’exploiter les troubles provoqués de l’étranger pour servir de prétexte à une réitération de l’agression commise contre l’Iran en juin 2025 doivent prendre la pleine mesure des conséquences désastreuses de ces actes pour la situation au Proche et au Moyen-Orient, ainsi que pour la sécurité internationale dans son ensemble », a fustigé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
Du côté iranien, Mohammad Pakpour, Commandant en chef du corps des Gardiens de la révolution islamique, a déclaré être prêt à riposter « de manière décisive » à toute attaque des États-Unis ou d'Israël contre le pays. Le 11 janvier, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait déclaré que « les centres militaires et navals américains seront pour nous des cibles légitimes » en cas d’attaque des États-Unis.