Immigration : la libre circulation dans l'espace Schengen «devrait être réservée aux seuls ressortissants des pays» européens, estime Bardella
© Emanuele Cremaschi Source: Gettyimages.ruAlors que l’Espagne a entrepris un vaste plan de régularisation de 500 000 étrangers en situation irrégulière, le président du Rassemblement national a fustigé ce 18 avril depuis Milan les règles actuellement en vigueur au sein de l’espace Schengen, au sein duquel peuvent librement circuler les ressortissants des pays membres.
« C’est à la rigueur le choix souverain de l’Espagne, mais je ne souhaite plus que le choix d’un certain nombre de pays européens d’ouvrir grand les vannes de l’immigration ait des répercussions sur les grands équilibres de la société française. »
Depuis Milan, où avait lieu ce 18 avril un rassemblement contre l'immigration et les « absurdes règles européennes », organisé par la Ligue, parti de la coalition au pouvoir en Italie, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a de nouveau mené une charge contre l’exécutif espagnol.
Dirigé par le socialiste Pedro Sánchez, celui-ci a entrepris de régulariser 500 000 étrangers en situation irrégulière, entre la mi-avril et la fin juin. Une initiative dénoncée par plusieurs figures de la droite française, fustigeant notamment une « trahison européenne ».
Au cœur de ces critiques : la possibilité pour ces régularisés de pouvoir circuler dans les autres pays membres de l’espace Schengen. « C’est la raison pour laquelle, je considère que l’espace Schengen, et que la libre circulation […] qui est permise, devrait être réservé aux seuls ressortissants des pays de l’Union européenne », a déclaré Bardella aux journalistes.
« C’est-à-dire que le fait d’obtenir un titre de séjour en Espagne ne devrait pas pouvoir vous donner le droit de circuler dans tous les pays de l’Union européenne », a insisté le président du RN, estimant que l’immigration est un « sujet majeur » qui « bouleverse les grands équilibres de nos sociétés, qui remet en cause notre identité, la sécurité dans nos pays et l’équilibre des comptes publics ».
Depuis l’adhésion complète de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen au 1er janvier 2025, celui-ci regroupe 25 États membres de l'Union européenne ainsi que l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.