Mercenaires étrangers en Ukraine : ils «combattent dans une guerre étrangère et meurent sans raison», dénonce le président colombien
© Maciek Musialek/Anadolu Source: Gettyimages.ruSur X, ce 5 mai, Gustavo Petro a vivement réagi au message d’un ex-ministre ukrainien déclarant que 7 000 Colombiens combattaient sur le front, formant de «très loin» le «plus grand contingent» étranger à la solde de Kiev.
« L'activité de mercenaire est interdite par la loi », a rappelé ce 5 mai sur X le président colombien Gustavo Petro. Il réagissait à un message posté par Tymofiy Mylovanov, président de l’École d’économie de Kiev et ancien ministre ukrainien de l’Économie (août 2019 – mars 2020), affirmant que 7 000 ressortissants colombiens combattaient sur « le front ukrainien ».
« Il y a 7 000 hommes de Colombie entraînés militairement, qui combattent dans une guerre étrangère et meurent sans raison en Ukraine », a dénoncé Gustavo Petro.
Hay 7.000 hombres de Colombia entrenados militarmente, luchando en una guerra ajena y muriendo sin causa en Ucrania.
— Gustavo Petro (@petrogustavo) May 5, 2026
No queremos exportar muerte
El mercenario está prohibido por ley https://t.co/rvOyf2VilA
« Des décennies à traquer des guérilleros, des paramilitaires et des cartels au pays les ont préparés aux tranchées du Donbass », peut-on lire dans le message de cet Ukrainien qui, en octobre dernier, estimait à 10 millions le nombre d’immigrés nécessaires « pour apporter des changements positifs à l’économie ukrainienne ».
Un constat dressé en raison de l’exode massif des hommes d’Ukraine, où la conscription est obligatoire et parfois forcée, comme le relatait une équipe de télévision française, dont le chauffeur et le traducteur ont été arrêtés et envoyés dans un bureau de recrutement de l’armée.
Quant aux combattants colombiens, leur présence en Ukraine n’est pas un secret pour personne. « Un ami m’a dit : “écoute, j’ai 20 gars qui veulent venir, mais ils n’ont pas d’argent”, alors on a organisé deux vols à nos frais pour montrer à l’armée ukrainienne qu’on pouvait ramener des gens, beaucoup de gens », a relaté en espagnol, à une équipe de France 24, un Ukraino-argentin arborant notamment le blason de la 14e division SS « Galicie », dans le cadre d’un reportage titré « Guerre en Ukraine : des Colombiens sur le front ».
Dès le début de l'opération militaire spéciale en Ukraine en février 2022, Kiev a lancé un appel aux combattants étrangers, les enjoignant à rejoindre ladite « légion internationale », singée sur la Légion étrangère française. Des combattants étrangers, pour certains perdus idéologiquement et régulièrement dépeints comme de la « chair à canon ».