Des chasseurs de l'OTAN abattent un «drone étranger» au-dessus de la Lettonie
Source: Gettyimages.ruL'armée lettone a annoncé avoir abattu un «drone étranger» au-dessus de son territoire. Le communiqué précise que des chasseurs de l'OTAN avaient pris part à l'opération, sans oublier de mentionner l'implication présumée de la Russie. Un autre drone non identifié a explosé sur le territoire moldave.
Les forces armées lettones ont indiqué que des chasseurs de l'OTAN avaient abattu un « drone étranger » dans l'espace aérien de l'est du pays. Les caractéristiques du drone n'ont pas été précisées, mais le communiqué a noté que l'appareil aurait prétendument pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de l'utilisation par la Russie de moyens de guerre électronique.
L'armée lettone a précisé que les « menaces » dans l'espace aérien, qui avaient été signalées auparavant à Aluksne, Ludza, Balvi et Rezekne, avaient été neutralisées. Le communiqué a ajouté qu'en réponse à cette menace, des chasseurs de la mission de police aérienne des pays de l'OTAN avaient été mobilisés.
Le même jour, un autre appareil non identifié a pénétré dans l'espace aérien moldave avant d'exploser dans une zone agricole du district d'Orhei. Le ministère moldave de la Défense a précisé que l'engin avait été détecté par les systèmes de surveillance de l'armée et dans le cadre des mécanismes de coopération transfrontalière. Les débris sont actuellement examinés afin de déterminer l'origine et la nature de l'appareil.
Ces incidents s'inscrivent dans une série d'événements similaires observés ces derniers mois dans plusieurs pays d'Europe orientale. Début mai, au moins six drones ukrainiens avaient été signalés dans l'espace aérien letton. Les autorités militaires avaient alors renoncé à les abattre, invoquant les risques encourus par la population civile. À la suite de cet incident, le ministre de la Défense Andris Spruds a démissionné, suivi par la Première ministre Evika Silina et son gouvernement.
En Roumanie également, un drone d'origine inconnue s'est écrasé fin mai sur le toit d'un immeuble résidentiel. Selon les médias roumains, une femme et un enfant avaient été légèrement blessés. Les autorités roumaines se sont empressées de faire de la Russie le bouc émissaire de l'incident, sans toutefois présenter aucune preuve.
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a alors qualifié ces accusations d’infondées, rappelant que des accusations similaires avaient déjà été portées contre la Russie par le passé, mais qu’il s’était avéré en fin de compte que ces drones n’avaient aucun lien avec Moscou.
Le président russe Vladimir Poutine a quant à lui fait remarquer qu’il était impossible d’identifier le drone qui s’était écrasé en Roumanie sans expertise, proposant de remettre l’épave du drone à la Russie pour analyse afin que celle-ci communique ensuite son évaluation.
« La première réaction était exactement la même qu’aujourd’hui en Roumanie. La voici : "À l'aide, les Russes viennent, les Russes frappent !" Puis, après un court laps de temps, il s’est avéré que cela n’avait rien à voir avec des drones russes », a-t-il ajouté.