Irlande du Nord : Belfast secouée par des émeutes après une attaque au couteau
© Getty ImagesDes émeutes ont éclaté à Belfast après une attaque au couteau impliquant un suspect soudanais, entraînant incendies et violences anti-immigration. Les autorités appellent au calme tandis que le suspect a été inculpé de tentative de meurtre et placé dans le cadre d’une enquête en cours.
Des violences ont éclaté dans la soirée du 9 juin à Belfast, en Irlande du Nord, après l’arrestation d’un homme soudanais soupçonné d’une attaque au couteau ayant grièvement blessé une personne. Plusieurs centaines de manifestants, dont certains masqués, ont incendié des véhicules, un bus et des bâtiments, transformant plusieurs quartiers de la ville en scènes de chaos.
Les autorités locales ont fait état de multiples incendies volontaires, notamment de poubelles et de bâtiments, ainsi que de l’utilisation de cocktails Molotov. Des rassemblements similaires ont également été signalés à Antrim, à une trentaine de kilomètres de la capitale nord-irlandaise, illustrant une propagation rapide des troubles.
La Première ministre d’Irlande du Nord a fermement condamné ces violences, dénonçant des actes « lâches » et appelant au calme face à des attaques visant des habitations et des quartiers résidentiels. Les forces de police ont qualifié la situation d’« incident critique » et insisté sur la nécessité de laisser les enquêteurs travailler dans un climat apaisé.
L’attaque initiale, survenue dans la soirée du 8 juin, a grièvement blessé un homme d’une quarantaine d’années, touché au visage et au dos. Le suspect, âgé de 30 ans, a été inculpé de tentative de meurtre et doit comparaître devant la justice. Les autorités ont précisé qu’il résidait légalement au Royaume-Uni avec un visa et n’était pas connu des services de sécurité.
Dans un contexte politique déjà tendu autour des questions migratoires, l’affaire a rapidement été instrumentalisée, alimentant des réactions de responsables politiques et de figures anti-immigration. Tandis que les dirigeants appellent au calme, les autorités redoutent une poursuite des tensions dans plusieurs villes du pays.