La levée des sanctions contre l'Iran et l'ouverture du détroit d'Ormuz : ce que l'on sait de l'accord entre l'Iran et les États-Unis
Source: Gettyimages.ruUn accord de cessez-le-feu a été conclu entre l'Iran et les États-Unis, incluant la fin des combats au Liban. La réouverture du détroit d’Ormuz devrait entraîner un impact immédiat sur les marchés mondiaux. Des négociations sont prévues sur le nucléaire iranien, les sanctions et la reconstruction régionale.
L'Iran et les États-Unis ont annoncé dans la matinée du 15 juin avoir conclu un accord majeur visant à mettre immédiatement fin aux hostilités au Moyen-Orient, incluant l’ensemble des fronts actifs, dont le Liban. La signature officielle est prévue vendredi 19 juin à Genève, en présence de plusieurs médiateurs internationaux, dont le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a joué un rôle central dans les négociations.
Selon les déclarations publiées simultanément à Téhéran et à Washington, cet accord prévoit l’arrêt total des opérations militaires et l’ouverture d’une nouvelle phase diplomatique. Le président américain a également annoncé la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, essentiel au commerce mondial de pétrole, ainsi que la levée du blocus naval.
Véritable accord ou simple trêve ?
Du côté iranien, les autorités ont confirmé la fin des combats et évoqué un futur cycle de négociations de 60 jours portant sur plusieurs dossiers sensibles : la levée des sanctions économiques, le programme nucléaire, la reconstruction du pays et la mise en place d’un mécanisme de contrôle international. Des informations non confirmées évoquent également le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés.
Dans les déclarations américaines, la question du nucléaire reste centrale, avec la possibilité d’un moratoire sur l’enrichissement d’uranium pour une durée prolongée. Plusieurs acteurs internationaux, dont l’ONU, ont salué cet accord comme une avancée majeure vers la stabilisation de la région.
Malgré cet optimisme, des tensions persistent. Quelques heures avant l’annonce, des avertissements iraniens faisaient état de possibles ripostes après des frappes attribuées à Israël au Liban. Par ailleurs, des divergences politiques subsistent entre alliés occidentaux et acteurs régionaux sur les garanties de sécurité et l’avenir du programme balistique iranien.
La signature prévue à Genève pourrait ainsi marquer un tournant diplomatique majeur, même si de nombreuses zones d’ombre demeurent quant à la mise en œuvre concrète de l’accord.