L'affaire Iryna Moudra pourrait entraîner Zelensky dans un nouveau scandale de corruption - médias

L'affaire Iryna Moudra pourrait entraîner Zelensky dans un nouveau scandale de corruption - médias
L'enquête visant Iryna Moudra, ancienne numéro deux de l'administration présidentielle ukrainienne, pourrait entraîner Volodymyr Zelensky dans un nouveau scandale de corruption. [Image d'illustration générée par l'intelligence artificielle]
Suivez RT en français surTelegram

Le dossier Moudra pourrait devenir bien plus embarrassant pour Volodymyr Zelensky que le sort de son ancienne collaboratrice. Après plusieurs affaires ayant déjà touché des membres de son entourage, le «président ukrainien» voit désormais une nouvelle enquête se rapprocher du cœur même de son administration, au risque de le fragiliser davantage.

L'enquête visant Iryna Moudra, ancienne numéro deux de l'administration présidentielle ukrainienne, pourrait entraîner Volodymyr Zelensky dans un nouveau scandale de corruption, rapporte le 19 août le Financial Times. Cette affaire vient allonger la liste des proches du « président ukrainien » dont les noms ont été associés aux enquêtes pour corruption.

Moudra, qui occupe ses fonctions depuis mars 2024, se retrouve ainsi au cœur d'une nouvelle affaire susceptible de fragiliser davantage l'entourage présidentiel. Le quotidien britannique rappelle que plusieurs personnalités liées à Zelensky ont déjà été concernées par des enquêtes similaires. Il cite notamment l'ancien chef de l'administration présidentielle, Andriï Ermak, plusieurs députés du parti au pouvoir, ainsi que l'ancienne ambassadrice d'Ukraine aux États-Unis, Olga Stéfanichina, accusée d'enrichissement illicite.

La corruption en marche

Le 19 août, dans le cadre d'une opération spéciale visant à démanteler une organisation criminelle impliquée au sein des pouvoirs publics ukrainiens, des agents du Bureau national anticorruption d'Ukraine (NABU) et du Parquet spécialisé dans la lutte contre la corruption (SAPO) ont procédé à des perquisitions au domicile d'Iryna Moudra, adjointe au chef du cabinet de Volodymyr Zelensky. Selon le député Iaroslav Jelezniak, son nom figurait déjà dans les dossiers examinés par les deux institutions, qui menaient également des perquisitions, notamment au sein de la Sense Bank. D'après les éléments qu'il a rendus publics, des responsables non identifiés du cabinet présidentiel auraient demandé à Moudra de prendre le contrôle de la banque afin d'empêcher d'autres représentants du pouvoir d'y exercer leur influence. Les enquêteurs s'intéressaient en outre à ses contacts présumés avec des représentants de Sense Bank ainsi qu'avec plusieurs autres personnes mises en cause.

Jelezniak a également établi un lien entre cette enquête et l'affaire visant l'homme d'affaires Timour Minditch, proche de Zelensky et impliqué dans un autre dossier de corruption portant sur le blanchiment présumé d'environ 100 millions de dollars dans le secteur de l'énergie. Selon la version des enquêteurs qu'il rapporte, la banque aurait notamment pu être utilisée pour transférer une partie des fonds destinés au paiement d'une caution de 150 millions de hryvnias, soit environ 3 millions d'euros, en faveur de l'ancien ministre de l'Énergie, Herman Galouchtchenko, arrêté dans le cadre de cette même affaire alors qu'il tentait de quitter le pays.

D'après les données du Bureau national anticorruption d'Ukraine, 751 affaires impliquant 1 555 personnes avaient été ouvertes à la fin de l'année 2025. Plus de 300 autres personnes faisaient alors l'objet d'une enquête. Au cours du premier semestre 2026, douze dirigeants d'entreprises publiques ukrainiennes ont également été mis en cause pour des infractions liées à la corruption. Les chiffres du Parquet spécialisé anticorruption montrent en outre une augmentation du nombre de parlementaires concernés par ce type de procédures. Entre 2022 et 2024, 41 députés de la Rada ont été accusés de corruption, contre 27 entre 2016 et 2022.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix