Iran–États-Unis : Téhéran pose ses conditions pour mettre fin à la guerre
© Getty ImagesL’Iran affirme avoir transmis aux États-Unis, via le Qatar, sept conditions pour relancer les négociations et mettre fin à la guerre. Parmi elles figurent l’arrêt des combats sur tous les fronts, le dégel des avoirs iraniens et la levée du blocus naval.
L’Iran affirme avoir transmis à Washington ses conditions pour reprendre les négociations et mettre fin à la guerre. Le 19 septembre, Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré que ses propositions avaient été envoyées aux États-Unis par l’intermédiaire du Qatar. Des consultations se poursuivent également avec le Pakistan. Téhéran dit désormais attendre la réponse de Donald Trump.
Selon Mohsen Rezaï, l’Iran a formulé sept conditions, dont trois ont été rendues publiques : l’arrêt de la guerre « sur tous les fronts », la libération des avoirs iraniens gelés à l’étranger et la levée du blocus naval imposé au pays. Le responsable iranien n’a pas détaillé publiquement les quatre autres exigences. Il a toutefois prévenu que Téhéran restait prêt à poursuivre le conflit si aucun compromis n’était trouvé.
Bluff ou réelles négociations ?
Cette ouverture intervient après plusieurs semaines de blocage diplomatique. Le Qatar et le Pakistan cherchent à relancer les discussions depuis l’expiration, en août, du mémorandum négocié précédemment entre Washington et Téhéran. Cet accord provisoire faisait lui-même suite à plusieurs mois de guerre déclenchée le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, auxquelles Téhéran avait répondu en visant Israël et des installations américaines dans le Golfe.
Du côté américain, aucune acceptation des conditions iraniennes n’a encore été annoncée. Donald Trump avait néanmoins déclaré le 16 septembre espérer que le conflit approchait de sa fin et affirmé que l’Iran souhaitait parvenir à un accord. Washington continue notamment d’exiger que Téhéran ne puisse pas se doter de l’arme nucléaire.
Les discussions interviennent enfin dans un contexte de fortes tensions régionales, entre fermeture du détroit d’Ormuz, attaques contre les infrastructures énergétiques et escalade militaire au Yémen. La transmission de ces conditions constitue donc une nouvelle tentative de rouvrir un canal diplomatique, sans garantir à ce stade une cessation des hostilités.