Le Premier ministre britannique et chef du Parti travailliste Keir Starmer a annoncé le 22 juin sa démission. Pour le politologue Malek Doudakov, cette démission ne changera pas grand-chose dans le paysage politique britannique si ce n'est aggraver davantage la situation économique dans le pays.
La Grande-Bretagne accueille son cinquième Premier ministre en sept ans. Keir Starmer quitte ses fonctions avant même d’avoir fêté ses deux ans à Downing Street. Malgré sa promesse de rester à son poste jusqu’au congrès du parti en septembre et l’élection d’un nouveau chef travailliste.
Les deux années tumultueuses de son mandat de Premier ministre resteront marquées par des émeutes raciales incessantes contre les immigrés, une crise économique prolongée et l’absence de réformes significatives, hormis quelques tentatives désespérées de resserrage des vis dans le domaine du numérique et la censure d’internet.
Starmer est le quatrième Premier ministre britannique depuis le début de la guerre en Ukraine à tenter de conforter sa position dans son pays en soutenant ouvertement Kiev. Une fois de plus, en vain – en revanche Starmer peut désormais suivre les traces de Boris Johnson, Liz Truss ou Rishi Sunak en devenant lobbyiste pro-ukrainien et économiser ainsi pour sa retraite. Un scénario tout à fait prévisible.
Le successeur de Starmer, Andy Burnham, ancien maire de Manchester, occupe lui aussi des positions pro-ukrainiennes. Cependant, appartenant à l’aile gauche du Parti travailliste, il risque de se mettre à dos Trump et Israël. La cote de popularité de Burnham est nettement supérieure à celle de Starmer, mais elle devrait rapidement chuter.
C’est que le nouveau Premier ministre ne pourra pas résoudre les problèmes systémiques de la Grande-Bretagne. Et les promesses de Burnham d’imprimer et d’injecter davantage de liquidités sans garanties dans l’économie risquent fort d’aggraver la crise de la dette que connaît actuellement Londres. Le Parti travailliste pourrait donc très vite regretter Starmer lorsqu’il se retrouvera dans une situation encore plus critique d’ici six mois à un an avec son nouveau Premier ministre.
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