Poutine : La Russie prête à mener des négociations de paix avec l'Ukraine sur la base des accords de 2022, des modalités discutées à Anchorage et de la réalité sur le terrain
Source: SputnikLors d'une réunion avec le gouvernement, le président russe a déclaré que la Russie est prête à mener des négociations de paix avec l'Ukraine sur la base des accords conclus à Istanbul. Il a rappelé que ces accords ont été été paraphés par la délégation ukrainienne. « Ce qui signifie que tout leur convenait », a ajouté le président russe.
Au cours d’une réunion avec les membres du gouvernement, le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé la volonté de la Russie de reprendre les négociations de paix avec l’Ukraine. Il a toutefois souligné que le dialogue devait s’appuyer sur les accords conclus à Istanbul, ainsi que sur les modalités discutées en Alaska et la situation sur le terrain. Le chef de l’État russe a par ailleurs fait remarquer que les négociations avaient été interrompues à l’initiative de Kiev.
Selon Vladimir Poutine, la partie ukrainienne tente actuellement, par des frappes sur le territoire russe, de créer des conditions favorables en vue d’une éventuelle reprise des négociations. « Le régime de Kiev adopte la tactique consistant à frapper nos installations et infrastructures civiles. Ils tentent de créer des problèmes d’approvisionnement énergétique et de nuire à la saison touristique. C’est d’ailleurs ce qu’ils nous disent très directement, pour être franc, par divers canaux », a-t-il ajouté.
Néanmoins, a fait remarquer Vladimir Poutine, de telles actions ne sont pas en mesure d’influencer la situation sur le front, où l’armée russe libère « localité après localité ». De plus, selon le président russe, les frappes ukrainiennes contre la population civile russe « ne font que stimuler » les militaires russes à accomplir les missions qui leur sont confiées.
Le régime de Kiev ne peut être qualifié que de néonazi
Le chef de l’État russe a souligné que Kiev ne cherchait qu’à donner l’impression d’avoir une position de force dans les négociations. Or, ses méthodes, notamment les attaques contre des enfants à Briansk et à Starobelsk, caractérisent le régime ukrainien comme « néonazi ». « Rien d’autre ne vient à l’esprit que de qualifier ce régime de néonazi. Peut-on imaginer une chose pareille, que nous n’avions pas vue depuis la Seconde Guerre mondiale ? », a-t-il déclaré.
Vladimir Poutine a exigé des hauts responsables russes qu’ils prennent des mesures pour réduire à néant les conséquences des attaques des forces ukrainiennes, en confiant notamment au ministère russe de la Défense et aux autres forces de l’ordre la tâche de mettre fin à ces menaces.
Les menaces supplémentaires que le régime de Kiev tente de faire peser sur la Russie, selon le président russe, doivent être réduites au minimum. Il a souligné que, bien que cette tâche ne soit pas aisée, elle est néanmoins « tout à fait réalisable ». Dans le même temps, Vladimir Poutine a affirmé que la Russie continuerait d’avancer avec assurance dans tous les domaines de développement, en assurant la sécurité de ses citoyens et en résolvant les questions d’ordre économique.
Zelensky est un terroriste, mais il n’y a personne d’autre avec qui dialoguer
Au cours d’une réunion, le chef du Service fédéral de sécurité russe (FSB), Alexandre Bortnikov, a souligné que le travail visant à prévenir les attentats terroristes à Kiev se poursuivait 24 heures sur 24. Il a également indiqué que le FSB ferait tout son possible pour prévenir et empêcher de telles actions de la part de l’Ukraine.
Dans le même temps, il a indiqué que, bien que Volodymyr Zelensky soit un terroriste, il n’y a pour l’instant personne d’autre du côté ukrainien avec qui il serait possible d’engager un dialogue. Selon lui, la Russie tient compte des décisions prises par le chef du régime de Kiev.
Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak a quant à lui souligné, lors de la réunion, que la situation actuelle sur le marché des carburants était certes difficile, mais maîtrisée. Il a ajouté que le gouvernement russe prenait toutes les mesures nécessaires pour assurer un approvisionnement stable en carburant aux consommateurs. Novak a précisé qu’un ensemble de mesures avait été élaboré pour garantir des livraisons supplémentaires de carburant.