Depuis Alger, Laurent Nuñez annonce la reprise de la coopération sécuritaire franco-algérienne
© Facebook / Présidence de la République algérienneEn déplacement à Alger, le ministre français de l’Intérieur a annoncé, le 17 février, la relance des mécanismes de coopération sécuritaire et judiciaire entre la France et l’Algérie, après près de deux années de tensions diplomatiques. Cette visite marque un premier pas vers un réchauffement progressif des relations entre les deux pays.
En visite officielle en Algérie, le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a acté, le 17 février, la reprise des échanges en matière de sécurité et de justice avec la France, mettant en avant la volonté commune de tourner la page d’une crise diplomatique qui a profondément affecté les relations bilatérales ces dernières années.
Au terme d’un séjour de deux jours dans la capitale algérienne, le responsable français a été reçu par le président Abdelmadjid Tebboune. Il a fait part de sa satisfaction quant aux discussions menées avec les autorités locales, évoquant des échanges jugés « constructifs » avec les responsables politiques et sécuritaires des deux pays.
Selon lui, les deux parties sont convenues de réactiver une coopération structurée et renforcée, reposant sur un dispositif de haut niveau. Celui-ci portera à la fois sur les volets policier, judiciaire et du renseignement, avec pour objectif de rétablir des relations opérationnelles stables et régulières entre les services concernés.
Le ministre français a également souligné le rôle de son homologue algérien, Saïd Sayoud, qu’il a remercié pour son implication dans la reprise du dialogue. Il a indiqué que le président Tebboune avait donné des instructions pour que les administrations des deux pays travaillent de concert afin de renforcer la coopération, notamment sur les questions sécuritaires, judiciaires et liées à la réadmission de ressortissants sous obligation de quitter le territoire français.
La mise en œuvre de ces engagements devrait intervenir rapidement, a-t-il précisé, en insistant sur la volonté partagée d’inscrire ces échanges dans la durée et de maintenir un niveau de coordination élevé entre Alger et Paris.