Mort de l’ayatollah Khamenei, riposte iranienne et escalade régionale : suivez notre direct
Source: APL’ayatollah Ali Khamenei est mort après les frappes israélo-américaines menées contre l’Iran le 28 février. Téhéran poursuit ses tirs de missiles contre Israël et des bases américaines dans la région, tandis que les appels internationaux à la désescalade se multiplient. La situation reste très instable au Moyen-Orient.
Le CGRI nomme le général Ahmad Vahidi nouveau commandant en chef
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a désigné le général-major Ahmad Vahidi comme nouveau commandant en chef, selon des médias iraniens. Il succède au général Mohammad Pakpour, dont la mort a été confirmée après les frappes américaines et israéliennes du 28 février.
Ahmad Vahidi occupait jusqu’ici un poste de conseiller au sein des structures de sécurité iraniennes. Cette nomination intervient alors que certains hauts responsables militaires ont été tués, dans un contexte de réorganisation accélérée de l’appareil sécuritaire iranien.
Tensions en Irak : des manifestants tentent de forcer l’accès à l’ambassade américaine à Bagdad
Des heurts ont éclaté à Bagdad, des manifestants ayant tenté de forcer l’accès à l’ambassade des États-Unis, située dans la zone verte hautement sécurisée de la capitale irakienne. Selon des médias locaux, les forces de sécurité ont empêché la foule de pénétrer dans le périmètre diplomatique.
Les autorités ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser les protestataires, qui dénonçaient les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et appelaient à des représailles après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.
RIA NOVOSTIL’Iran confirme la mort du commandant des Gardiens de la révolution
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé la mort de son commandant en chef, le général Mohammad Pakpour, tué le 28 février lors des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’annonce a été faite dans un communiqué officiel de l’organisation.
Des médias iraniens avaient précédemment évoqué sa disparition. Selon l’agence IRNA, d’autres hauts responsables militaires figureraient parmi les victimes des frappes.
L’Iran ferme l’accès du golfe Persique aux navires américains et annonce le blocage du détroit d’Ormuz
Un haut responsable iranien, Mohsen Rezaï, a déclaré que les navires américains ne seraient plus autorisés à entrer dans le golfe Persique. « À partir d’aujourd’hui, aucun navire américain n’a le droit d’y accéder », a-t-il affirmé à la télévision d’État.
Il a également indiqué que le trafic commercial via le détroit d’Ormuz était désormais impossible. Des médias iraniens avaient auparavant fait état d’une fermeture du passage stratégique par les forces iraniennes.
Tel Aviv touchée par une frappe iranienne : une quarantaine de bâtiments endommagés
Environ 40 bâtiments ont été endommagés à Tel Aviv après une frappe iranienne visant la ville, selon des médias israéliens. L’onde de choc aurait fortement affecté un quartier d’affaires, provoquant d’importants dégâts matériels et brisant de nombreux vitrages. Le missile serait tombée à plusieurs centaines de mètres des immeubles les plus touchés.
Les services de secours israéliens font état d’une vingtaine de blessés et d’environ 200 personnes évacuées par mesure de sécurité. L’espace aérien israélien reste fermé à l’aviation civile, tandis que les autorités évaluent l’ampleur des dommages.
À l’ONU, Moscou dénonce une opération visant à éliminer un État « incommode »
Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant permanent de la Russie, Vassili Nebenzia, a affirmé que l’opération militaire menée contre l’Iran était « dirigée contre un État jugé incommode pour l’Occident ». Selon lui, les frappes américaines et israéliennes constituent un « acte d’agression non provoqué » en violation de la Charte des Nations unies.
Le diplomate russe a également qualifié l’opération de « véritable trahison de la diplomatie », estimant que l’Iran avait affiché sa disponibilité au dialogue. Il a soutenu que l’intervention contre Téhéran avait été préparée de longue date et visait une ingérence accrue dans les affaires intérieures iraniennes.
Heurts et tirs devant le consulat américain à Karachi : au moins dix morts
Des manifestations ont éclaté devant le consulat des États-Unis à Karachi, au Pakistan, après l’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Selon les médias pakistanais, des manifestants ont tenté de forcer l’accès au bâtiment diplomatique, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
Des coups de feu ont ensuite été signalés aux abords du consulat. Les agences locales font état d’au moins dix morts et de plusieurs blessés, affirmant que des tirs ont visé les manifestants. À ce stade, les autorités pakistanaises n’ont pas confirmé officiellement ce bilan, qui demeure provisoire.
Téhéran met en place un conseil intérimaire pour assurer les fonctions du Guide suprême
Les autorités iraniennes ont annoncé la formation d’un conseil dirigeant chargé d’exercer provisoirement les fonctions du Guide suprême après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, a précisé que cet organe avait été constitué conformément à l’article 111 de la Constitution.
Selon les médias d’État, ce conseil intérimaire sera composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire et d’un membre du Conseil des gardiens. Il assurera la direction du pays jusqu’à l’élection d’un nouveau Guide par l’Assemblée des experts.
Depuis le déclenchement, le 28 février, d’une vaste opération aérienne menée par Israël avec la participation des États-Unis, la confrontation entre Téhéran et ses adversaires a rapidement pris une dimension régionale. L’Iran a lancé des vagues successives de missiles et de drones contre Israël et des installations militaires américaines au Moyen-Orient, tandis que plusieurs pays du Golfe ont été affectés. La mort du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors d'une frappe, ouvre désormais une séquence politique inédite en Iran, alors que les opérations militaires se poursuivent et que les initiatives diplomatiques peinent, à ce stade, à enrayer l’escalade.