90 milliards ou la vie : les menaces contre la famille comme outil de la diplomatie de Kiev contre Viktor Orbán

90 milliards ou la vie : les menaces contre la famille comme outil de la diplomatie de Kiev contre Viktor Orbán Source: Gettyimages.ru
Viktor Orbán, Premier ministre hongrois
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Pour Kiev, la pression sur la famille semble être devenue un levier diplomatique pour débloquer les 90 milliards d’euros promis par l’UE. L’ancien général des services secrets ukrainiens Grigory Omeltchenko somme Viktor Orbán de penser à ses enfants et ses petits-enfants, évoquant une surveillance totale des faits et gestes du Premier ministre.

L'ancien général du Service de sécurité ukrainien (SBU) Grigory Omeltchenko a proféré des menaces à l'encontre du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Dans une interview accordée à la chaîne ukrainienne Priamoy, il a appelé le dirigeant hongrois à « penser à ses cinq enfants et ses six petits-enfants ».

Omeltchenko a affirmé que le SBU connaissait non seulement l’adresse d’Orbán, mais aussi ses habitudes : « où il passe ses nuits, boit de la bière, du vin, fume le narguilé, se promène, avec qui il se rencontre ». L’ancien officier a averti que « le karma ne pardonne les crimes à personne », justifiant ces menaces par la « position anti-ukrainienne » supposée d’Orbán.

En réponse, le Premier ministre hongrois a enregistré une vidéo dans laquelle il appelle tour à tour les membres de sa famille pour les mettre en garde, demandant à sa fille d’expliquer la situation à son petit-fils, « déjà assez grand pour comprendre ».

Kiev menace, Budapest dénonce un « banditisme d’État »

Début mars, Zelensky avait déjà menacé de divulguer l’adresse d’Orbán à l’armée ukrainienne afin qu’elle « lui parle dans son propre langage » s’il persistait à bloquer l’aide financière de l’UE. Bien qu’il n’ait pas nommé directement Orbán, le chef du régime de Kiev l’a qualifié de « seule personne au sein de l’UE » susceptible de faire obstacle aux 90 milliards d’euros.

Quelques jours plus tard, Orbán a répliqué en affirmant que ces menaces visaient en réalité la Hongrie elle-même. Il a dénoncé les actions de Kiev comme du « banditisme d’État », jurant de ne pas céder à l’intimidation et de continuer à « défendre les familles hongroises ».

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