Migrants : l’UE envisage la création de centres de rétention hors de ses frontières

Migrants : l’UE envisage la création de centres de rétention hors de ses frontières Source: Gettyimages.ru
Des migrants quittent un camp de réfugiés en France. [Photo d’illustration]
Suivez RT en français surTelegram

Selon Politico, plusieurs États européens négocient la création de «centres de retour» pour les migrants déboutés du droit d’asile dans des pays tiers. En échange, ces États recevraient une aide financière ou des facilités de visa. Malgré le silence ou le démenti des pays pressentis, Bruxelles espère définir un format concret d’ici fin 2026

L'Union européenne recherche des pays susceptibles d'accueillir des centres de rétention pour les migrants à qui l'asile a été refusé dans les pays de l'UE, rapporte Politico en citant des sources. Un groupe d'États membres s'apprête ainsi à entamer des négociations avec huit à dix pays hors de l'Union concernant la création de « centres de retour » pour les migrants devant être expulsés. Le Kazakhstan et l’Ouzbékistan figureraient parmi les partenaires évoqués.

Selon le média, cette initiative est portée par les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark, l’Allemagne et la Grèce. Il est prévu que les pays ayant accepté d’accueillir de tels centres puissent obtenir en échange une aide financière au développement ou un assouplissement du régime des visas. Politico note que les autorités européennes cherchent à durcir leur politique migratoire dans un contexte de montée en puissance des partis d’extrême droite et de faible efficacité du système d’expulsion actuel. Selon Eurostat, seuls environ 28 % des migrants sommés de quitter le territoire de l’UE retournent effectivement dans leur pays d’origine.

Les gouvernements européens évitent pour l'instant de nommer publiquement les participants potentiels au projet. Cette prudence s'explique par les critiques dont ont fait l'objet des initiatives similaires, notamment le projet avorté du Royaume-Uni visant à transférer des migrants vers le Rwanda et les litiges judiciaires en cours concernant l'accord entre l'Italie et l'Albanie. Politico ajoute que d'ici à la fin de l'année, l'Union européenne tentera de définir un cadre concret de fonctionnement de ces centres et d'identifier les pays prêts à engager des négociations officielles.

Le Kazakhstan dément, l'Ouzbékistan s'abstient de commenter

Le ministère des Affaires étrangères du Kazakhstan a démenti ces informations, affirmant qu'aucune négociation de ce type n'était en cours. Le porte-parole de la diplomatie kazakhe, Ierlan Jetibaïev, a ajouté que le Kazakhstan menait actuellement des discussions avec l'Union européenne sur la simplification des procédures de visa et sur un accord de réadmission permettant le retour des ressortissants ayant quitté le pays illégalement. L’Ouzbékistan n’a, pour sa part, formulé aucun commentaire.

Selon une étude du centre de recherche berlinois RFBerlin, publiée en avril dernier, le nombre d’immigrés résidant de manière permanente dans l’Union européenne a atteint en 2025 un niveau record de 64,2 millions de personnes, soit environ 2,1 millions de plus que l’année précédente. L'Allemagne demeure le pays de l'UE comptant le plus grand nombre d'étrangers, avec 18 millions de personnes. L'Espagne a, quant à elle, enregistré la progression la plus rapide, avec 9,5 millions de personnes nées à l'étranger.

L'étude souligne également que les flux migratoires au sein de l'Union européenne restent très inégalement répartis. Le Luxembourg, Malte et Chypre accueillent proportionnellement davantage d'immigrés que les autres États membres. L'Espagne, l'Italie, la France et l'Allemagne concentrent près des trois quarts des demandes d'asile enregistrées dans l'Union.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix