Affaires Epstein : «Ils sont tous plus ou moins impliqués, c’est pour cela que ça ne bouge pas», estime Philippot
© RT en françaisUne manifestation contre la «censure» s’est tenue ce 15 février à Paris, au Champ-de-Mars, à l’appel du souverainiste Florian Philippot. Ce dernier a notamment appelé à la création d’une commission parlementaire sur le volet français de l’Affaire Epstein afin d’y faire toute la lumière.
« Dressons-nous face aux censeurs, à Macron, à l’UE ! », tel était l’appel lancé sur les réseaux sociaux par Florian Philippot, président des Patriotes, en faveur d’une manifestation ce 15 février sur le Champ-de-Mars à Paris.
Dans le collimateur des manifestants ayant bravé la pluie : le règlement européen sur les services numériques (DSA), les projets d’accès aux contenus des messageries cryptées ou encore la perquisition effectuée début février au siège de X à Paris. Une « censure » avec laquelle « Macron et l’UE pourraient étouffer l’immense scandale Epstein », a notamment argué l’ancien vice-président du Front national (devenu Rassemblement national).
« La liberté et l’intelligence du débat sont sur les réseaux sociaux, c’est ce qui les dérange profondément », a déclaré Florian Philippot auprès de notre correspondant sur place. « En fait ils ont peur de la liberté d’expression parce qu’ils maitrisent le narratif dans leurs médias, mais ils ne maîtrisent pas les médias indépendants, ce qu’on écrit et ce que l’on sort comme informations sur les réseaux sociaux », a-t-il ajouté.
Une fois n’est pas coutume, le souverainiste a plaidé pour la sortie de la France de l’Union européenne. « La souveraineté et la liberté d’expression, cela va ensemble », a-t-il insisté.
« Lorsqu’on parlait de l’affaire Epstein, depuis des années, on vous traitait de complotiste », a-t-il jugé bon de rappeler, avant de poursuivre : « Ils sont tous plus ou moins impliqués, c’est ça le problème, c’est pour cela que ça ne bouge pas ». Une affaire « obscure » sur laquelle le leader des Patriotes réclame l’ouverture d’une commission d’enquête « comme elle existe en Norvège, aux États-Unis et dans d’autres pays », au travers d’une pétition.
Une commission d’enquête parlementaire à laquelle s’est dite opposée, le 10 février, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avançant que celle-ci entrerait « en concurrence avec la justice » qui « doit être saisie ».
Le 30 janvier, le département de la Justice des États-Unis a publié une volée de documents, révélant la place que tenait Paris dans les habitudes du pédocriminel et financier américain. Des révélations qui ont notamment précipité le départ de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe.
Simultanément, plusieurs personnalités médiatiques ouvertement pro-Kiev ainsi que de grands médias se sont lancés dans une quête visant à démontrer que l’affaire Epstein cacherait en réalité un kompromat géant téléguidé par le Kremlin.
« Dès qu’il y a un sujet gênant, on dit que c’est les Russes », a lancé Florian Philippot. « C’est grotesque, ça ne marchera pas », a-t-il insisté. Il a aussi souligné le fait qu’à l’heure actuelle tout un chacun a « accès aux informations grâce aux réseaux sociaux ».