L’administration Trump aurait tenu à l’écart la directrice du renseignement Tulsi Gabbard pour planifier l’opération Maduro
© Rebecca Blackwell Source: APTulsi Gabbard, directrice nationale du renseignement aux États-Unis, aurait été tenue à l’écart de la planification de l’opération visant à capturer le président Nicolás Maduro, en raison de son opposition passée aux interventions militaires. Le vice-président JD Vance a toutefois nié ces allégations, qualifiant les rapports de «complètement faux».
Le média américain Bloomberg a annoncé le 8 janvier que l’administration Trump aurait écarté Tulsi Gabbard des mois de préparation de l’opération visant Caracas. Des assistants de la Maison-Blanche ont même plaisanté sur le sigle DNI de son titre (« Director of National Intelligence ») en affirmant qu’il signifiait « Do Not Invite » (« Ne pas inviter »).
L’ancienne élue démocrate, qui avait fait campagne en 2020 sur une plateforme anti-interventionniste avant de soutenir Donald Trump en 2024, avait régulièrement dénoncé les guerres de changement de régime et les interventions militaires coûteuses à l’étranger, notamment au Venezuela. Elle avait alors affirmé que le pays ne représentait pas de menace pour les États-Unis et que toute violation de sa souveraineté était injustifiable.
La position officielle de l’administration
Le vice-président américain, JD Vance, a démenti ces rumeurs d’exclusion, affirmant que l’opération était « limitée aux hauts responsables du cabinet et à leurs adjoints » pour des raisons de confidentialité. Il a ajouté que son rôle serait « ce que le président me demande de faire ».
Gabbard, en tant que directrice nationale du renseignement, supervise 18 divisions de la communauté du renseignement, dont la CIA et les agences militaires. Elle n’était cependant pas présente sur les photos officielles des responsables surveillant l’opération de capture de Maduro et de son épouse Cilia Flores, annoncée par Trump le 3 janvier à Mar-a-Lago.
La capture de Nicolás Maduro intervient après plusieurs mois de pression militaire américaine dans la région, comprenant des attaques ciblées contre des embarcations au large du Venezuela et le déploiement massif de forces navales. Trump a indiqué qu’un groupe intérimaire d’officiels superviserait le pays jusqu’à une transition « pacifique et juste » et n’a pas exclu l’envoi de troupes américaines pour protéger les infrastructures pétrolières.