À Rome, la restauration d’un ange fait apparaître Giorgia Meloni

Dans une basilique romaine, un ange récemment restauré fait parler de lui pour sa ressemblance inattendue avec Giorgia Meloni. L’intervention, réalisée par un bénévole, a conduit les autorités chargées du patrimoine à annoncer un contrôle afin de vérifier sa conformité avec l’état d’origine.
À Rome, même les anges ne sont plus neutres. Dans la basilique de San Lorenzo in Lucina, un récent travail de restauration a attiré l’attention pour une raison très simple : un des anges ressemble étrangement à Giorgia Meloni, rapporte Corriere della Sera. Résultat : impossible de regarder la fresque sans penser à la Première ministre italienne.
L’ange se trouve aux côtés du monument commémoratif dédié à Umberto II de Savoie, dernier roi d’Italie, veillé par deux figures ailées. L’un tend la couronne. L’autre, désormais, semble regarder l’Italie avec un air très actuel, carte du pays à la main. Le symbole est si appuyé qu’il frôle la caricature.
L’intervention a été réalisée par Bruno Valentinetti, décorateur et bénévole, sans statut officiel de restaurateur. Sa signature est pourtant bien visible, en latin, comme pour rappeler que même les initiatives personnelles aiment laisser une trace éternelle.
Sa défense est simple : il n’aurait rien inventé. Il aurait seulement restauré « ce qui existait déjà ». Une phrase pratique, surtout quand la ressemblance saute aux yeux et déclenche débats, sourires et haussements de sourcils.
À la basilique, on explique que personne n’a demandé de modifier les visages. La consigne, selon les responsables, était limitée à un simple travail de remise en état. La ressemblance apparue après la restauration n’était donc ni prévue ni recherchée. Giorgia Meloni a, pour sa part, éludé la question de la ressemblance dans un message publié sur les réseaux sociaux, préférant insister sur le fait qu’elle n’avait rien d’un ange.
L’affaire a fini par parvenir jusqu’à la Soprintendance, l’autorité publique chargée de surveiller les monuments. Celle-ci comparera la fresque restaurée aux images anciennes. En cas d’écart, un retour en arrière est envisagé. L’ange, quant à lui, attendra le verdict.