Aucun événement festif en France ne peut plus échapper à son lot d’émeutes et de pillage par la racaille. Immigration de masse, religion, les coupables semblent tout désignés. Pourtant, à contre-courant, Alexandre Regnaud invite à réfléchir sur les vraies responsabilités, beaucoup plus profondes.
2 morts, 219 blessés, dont 8 dans un état grave, 71 villes touchées, dont 15 gravement, voitures brûlées, mobilier urbain détruit, magasins pillés, transports publics à l’arrêt dans Paris, circulation à l’arrêt sur le périphérique, l’ancienne maire du VIIIe arrondissement blessée dans son véhicule… Qu’est-ce que c’est ? Une attaque russe sur la France ?
890 interpellations, 178 personnels des forces de l’ordre blessés, dont un grave à Agen, 457 gardes à vue… En écoutant Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, qui nous donne tous ces chiffres sur France Inter ce 1er juin, on comprend finalement qu’il s’agissait simplement des réjouissances « populaires » après la victoire du PSG en Ligue des champions. Tout va très bien.
Au passage, le nombre d’interpellations est supérieur de 45% à celui de l’année dernière, pour exactement le même événement. Événement qui était donc anticipé et qui a donc provoqué encore plus de chaos, malgré 8 000 agents des forces de l’ordre déployés dans Paris, soit 2 600 de plus que l’année dernière.
A minima, face à cet échec retentissant et chiffré, on attendait des excuses et une démission. Mais non, le même Nuñez est au contraire très satisfait : « La situation était globalement sous contrôle ». Tout va très bien, madame la marquise.
On est pourtant face à un phénomène unique en Europe, et quasiment au monde, comme je l’analysais déjà en détail, il y a pile un an, pour la même victoire du PSG, avec les mêmes conséquences. Vous pouvez relire l’article, rien n’a changé, et c’est particulièrement inquiétant.
On ne reviendra pas ici sur les explications simplistes que l’on trouve massivement sur les réseaux sociaux : l’immigration, l’islam, etc., elles ne sont tout simplement pas satisfaisantes.
L’immigration est présente partout en Europe, sans que cela dégénère systématiquement de cette façon. Il n’y a rien ici d’intrinsèque. D’ailleurs, la jeunesse ne se comporte pas non plus comme ça « au pays », mais uniquement en France, les nombreux lecteurs africains de RT pourront le confirmer. Quant à l’Islam, il est vrai que les références y sont omniprésentes dans la bouche des racailles, mais il s’agit bien plus en majorité de tics de langage que d’une véritable religiosité.
Car de fait, ce n’est pas une culture religieuse, ou d’origine, qui est ici en cause, mais bien ce que l’on pourrait appeler une « culture racaille » bien spécifique, et qui prolifère de manière exponentielle en France… grâce à une double complicité de l’État !
La première complicité est culturelle, avec un encouragement et la mise en avant de cette « culture racaille » dans l’ensemble de la jeunesse par l’État lui-même, sous couvert de diversité et de multiculturalisme. Mise en avant officielle et fréquentation publique d’artistes par les cercles du pouvoir, subventions en tous genres pour la « culture populaire » dans ce nouveau sens du terme (lui-même révélateur de ce glissement…). Et au contraire, rabaissement de tout ce qui est traditionnel et français comme de la culture de « beaufs », voire de « fachos ».
Évidemment, les subventions sautent parfois quand les propos et les artistes deviennent trop polémiques, ou plutôt quand quelqu’un s’en rend compte, comme pour le rappeur Médine à deux reprises en 2025. Mais il ne faut pas oublier que quelques années auparavant, le même était invité à l’ESSEC, puis par des élèves de l’École normale supérieure.
Le résultat, et vous pourrez forcément en témoigner vous-mêmes si vous vivez en France, ce sont des adolescents privilégiés, dans des quartiers huppés, qui parlent avec l’accent et les expressions comme s’ils venaient de la « cité » (ou « quartier populaire », là encore un glissement d’appellation problématique, et qui en dit long).
Car ce qui est ainsi mis partout en avant, c’est bien une culture de ghetto urbain, faite de violence, de trafic, et d’argent facile, pas le vrai multiculturalisme et la diversité. Le « gangsta rap », ce ne sont pas les chants traditionnels africains ou berbères, et c’est pourtant bien cette culture là que l’État, au sens large, contribue de multiples façons à diffuser dans toute la société et en particulier dans la jeunesse.
La seconde forme de complicité de l’État apparait au travers de questions gênantes après les énièmes émeutes de ce week-end. Alors que l’émeute était parfaitement anticipée, où étaient les véhicules blindés Centaure de la Gendarmerie ? Les mêmes qui ont pourtant été envoyés pas plus tard qu’en janvier face aux paysans dont on abattait les troupeaux ? Sans parler de la répression sauvage des Gilets Jaunes.
Autre fait troublant, les Jeux Olympiques de Paris, en 2024. Alors que beaucoup s’attendaient à ce genre d’apocalypse… rien ! Pas une émeute, pas un pillage, une ville modèle, propre, sûre. C’est donc que quand ils le veulent, c’est tout à fait possible !
On pourrait alors être provocateur en affirmant que l’État encourage ordinairement la criminalité, puisque cette exception olympique montre qu’il peut, et sait, faire ce qu’il faut quand il faut, ou plutôt quand il veut.
Comme le dit ce policier à Valeurs actuelles à propos des interpellations, « on essaie de ne pas en faire pour ne pas surcharger les services enquêteurs alors que nous savons que les magistrats ne suivront pas et laisseront les interpellés libres et sans sanction ». Et pourtant ces interpellations sont en hausse cette année, et les prisons débordent avec un nouveau record historique de détenus au 1er mai. Malgré le laisser-faire, malgré le laxisme. C’est dire à quel point la situation dégénère rapidement. Et c’est parfaitement logique, justement à cause de ce laisser-faire et à cause de ce laxisme ! Et une part de cette politique est absolument volontaire.
On légitime le laxisme sur le terrain par le fait que les forces de l’ordre ont peur de la bavure et de l’accident. Mais cela n’a pas été le cas contre les Gilets jaunes et les agriculteurs. Les ordres de la hiérarchie, et donc de l’État, étaient différents.
Quant à la justice, le taux de condamnation moyen à de la prison ferme était de 33 à 40% contre les Gilets jaunes. Lors de l’émeute pour la victoire du PSG l’année dernière, il était de… 4% !
Ainsi, l’État ne se contente pas de valoriser les racailles culturellement, il les protège de fait, et encourage ainsi à double titre l’ensauvagement.
La question est de savoir pourquoi ? Par accointance, comme dans les narco-États, comme nous l’évoquions déjà ici ? Par peur d’un embrasement général et ethnique en cas de répression trop vive, après des décennies d’immigrations massive incontrôlée ? Ou, ce qui revient au même, pour acheter la paix sociale en pensant qu’eux-mêmes et les leurs, de toute façon, sont protégés dans leur tour d’ivoire ?
Une erreur d’analyse évidente quand on compare l’évolution des émeutes de ces 20 dernières années. Elles étaient d’abord cantonnées dans leurs propres quartiers comme en 2005. Mais leurs familles en étaient les principales victimes, et surtout, cela gênait considérablement le trafic. Depuis la vague de 2023, les émeutiers ont donc investi massivement les centres villes, particulièrement à la faveur d’événements festifs devenus systématiquement des prétextes au pillage.
La prochaine étape logique, c’est l’attaque des résidences particulières dans les quartiers huppés.
Au moins cela accélèrera la prise de conscience d’une partie de ces « élites », car les véritables responsables de la catastrophe actuelle, ce sont bien eux et leurs politiques.
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