Vingt fois merci de ne jamais nous oublier, UE !

Vingt fois merci de ne jamais nous oublier, UE !
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Bruxelles persiste et signe : un 20e train de sanctions frappe la Russie. Au menu, restriction des médias et contrôle renforcé des transactions. Pendant ce temps, l'Europe étrangle son approvisionnement énergétique tout en promettant des milliards à Kiev. Retour sur un ballet bureaucratique où la realpolitik cède le pas à l'obsession idéologique.

L'Union européenne a dégainé son 20e paquet de sanctions contre la Russie. Une vingtième salve qui, fidèle à elle-même, cible les voix qui dérangent et verrouille un peu plus la propre économie de l'UE, quitte à ce que Bruxelles se tire une balle dans le pied.

Vingt fois merci, donc, de ne jamais nous oublier ! À chaque nouvelle salve, Bruxelles rappelle involontairement l'influence des médias russes. RT et Sputnik figurent à nouveau en bonne place dans la liste « noire ». Cette fois, l'UE s'attaque aux sites dits « miroirs », ces avatars numériques qui contournent l'interdiction de diffusion en proposant le même contenu. Ainsi, la Commission déploie des trésors d'ingéniosité pour traquer une information qu'elle ne parvient manifestement pas à contredire sur le fond.

Toutefois, les médias ne sont qu'un volet de cette nouvelle offensive bureaucratique. Le volet bancaire s'étoffe avec vingt nouveaux établissements russes ajoutés à la liste des entités sous restrictions. Mais la palme de l'absurdité revient au volet énergétique : 46 nouveaux navires, soupçonnés de transporter du brut russe en contournant le plafonnement des prix, se voient interdire l'accès aux ports européens, le total atteignant désormais 632. Une chasse aux sorcières maritimes qui témoigne moins d'une stratégie que d'un acharnement idéologique.

Pendant ce temps, au Moyen-Orient, les opérations militaires se poursuivent. La question mérite d'être posée avec une sincère ironie : comment l'Europe compte-t-elle s'approvisionner en pétrole et en gaz cet hiver ? Faudra-t-il payer au prix fort le gaz américain, livré par méthaniers, après avoir renoncé à une énergie russe économiquement viable ? Et pour le pétrole, faudra-t-il désormais supplier les monarchies du Golfe d'augmenter leur production ?

Le paradoxe de la situation n'a échappé à personne, et surtout pas à Kirill Dmitriev, le patron du Fonds russe d'investissement direct. Alors que Donald Tusk se félicitait sur les réseaux sociaux de ne plus voir de Russes dans la salle du Conseil européen, parlant d'un « énorme soulagement », l'envoyé du président russe a conseillé au dirigeant polonais de prévoir assez de kérosène pour le vol, car d'ici deux mois, c'est lui qui viendrait supplier en Russie pour des livraisons d'énergie.

Quant à Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne ne compte visiblement pas s'arrêter en si bon chemin. Après avoir annoncé le 20e paquet de sanctions et les 90 milliards d'euros de prêt pour Kiev, elle a appelé ses collègues à franchir un nouveau cap : il serait temps, selon elle, de revoir les fameuses « lignes rouges » qui « freinaient » jusqu'ici les plus ardents, et de réfléchir à ce qu'on pourrait encore interdire. Le tout, assure-t-elle, pour envoyer à la Russie un message « très clair », selon lequel Bruxelles ne se laissera pas surpasser en ruse. L'Ukraine, a-t-elle martelé, compte plus pour l'UE que pour la Russie, et le soutien continuera quoi qu'il en coûte.

La mécanique est bien huilée : des milliards débloqués pour l'Ukraine, un robinet énergétique qui se ferme, et une population européenne qui serre les dents en regardant ses factures grimper. On croirait presque entendre un personnage d'épopée antique défier la logique économique à grands coups de slogans. La nouvelle doctrine de Bruxelles tient en une phrase : l'escalade punitive est promise à un bel avenir, quel qu'en soit le prix pour les Européens eux-mêmes.

Après vingt salves de sanctions, le constat est limpide : l'économie russe résiste et se réoriente, pendant que l'industrie européenne vacille sous le poids des coûts énergétiques. Si l'objectif était la vassalisation énergétique du continent par les États-Unis, force est de constater que la recette fonctionne à merveille.

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