Gaz : flambée de plus de 50 % en Europe après l’arrêt du GNL qatari
© NurPhoto Source: Gettyimages.ruL’Iran a attaqué deux sites de traitement de gaz du Qatar, causant une suspension de la production de gaz naturel par QatarEnergy. Cette décision a fortement fait grimper les prix du gaz européen, en plus d’un net recul des Bourses en Europe et aux États-Unis, sur fond d’opération militaire israélo-américaine.
Les prix du gaz en Europe ont bondi de plus de 50 % après l’annonce par QatarEnergy de la suspension de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL), consécutive à des attaques iraniennes visant deux sites stratégiques au Qatar. Les marchés financiers ont également décroché, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient.
QatarEnergy a confirmé l’arrêt de ses installations situées à Ras Laffan et Mesaieed « en raison des attaques militaires » ayant touché ses infrastructures. Selon le ministère qatari de la Défense, deux drones ont visé une centrale électrique et un complexe de traitement du gaz.
La suspension de la production intervient alors que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est fortement perturbé. Près d’un cinquième des exportations mondiales de GNL transitent par cette voie stratégique. Une interruption prolongée pourrait désorganiser l’approvisionnement énergétique mondial.
Explosion des prix du gaz
Vers 12 h 55 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais — référence européenne — progressait de plus de 48 % à 47,320 euros le MWh, après avoir culminé à 47,7 euros (+52 %), son niveau le plus élevé depuis février 2025. Ces prix restent toutefois éloignés des sommets de 2022, lorsque les cours avaient dépassé 300 euros.
Selon Bloomberg, citant Goldman Sachs, les prix pourraient encore bondir de 130 % si le détroit d’Ormuz était bloqué pendant un mois.
Les Bourses reculent
Les Bourses européennes ont reculé : Paris (-2,36 %), Francfort (-2,29 %) et Londres (-0,93 %). À Wall Street, les indices perdaient plus de 1 % à l’ouverture.
Le Qatar figure, avec les États-Unis, l’Australie et la Russie, parmi les principaux producteurs mondiaux de GNL. Il partage avec l’Iran le gigantesque gisement offshore North Field, qui représenterait près de 10 % des réserves mondiales connues.