Colère des médecins en France : plusieurs centaines d’entre eux s’apprêtent à un «exil symbolique» à Bruxelles

Colère des médecins en France : plusieurs centaines d’entre eux s’apprêtent à un «exil symbolique» à Bruxelles© Jerome Gilles/NurPhoto Source: Gettyimages.ru
Manifestation de médecins libéraux à Paris, le 10 janvier 2026. [Photo d'illustration]
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Plusieurs centaines de médecins libéraux sont partis ce 11 janvier en «exil» à Bruxelles, le temps de leur grève, au lendemain d’une manifestation à Paris où ils ont notamment dénoncé une «dérive autoritaire». En grève depuis le 5 janvier, ils protestent contre des mesures d'économies de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

« On souhaite que le gouvernement arrête de taper sur la médecine libérale », a déclaré ce 11 janvier le docteur Philippe Cuq, Président de l’Union des Chirurgiens de France (UCDF), avant le départ d’une vingtaine de bus de la porte-Dauphine, dans l’Ouest parisien, pour la capitale belge avec les médecins à leur bord.

« On va travailler à Bruxelles », a-t-il souligné auprès de BFMTV, évoquant un « exil symbolique ». « On va préparer des propositions » pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, a-t-il ajouté auprès de la chaîne d’information, « pour essayer de faire avancer la situation de la médecine libérale », dénonçant une loi sur le financement de la sécurité sociale « très toxique, très agressive contre la médecine libérale ». Un texte définitivement adopté par le Parlement le 16 décembre.

Selon le Dr Cuq, cette fois-ci cité par l’AFP, « 1 936 médecins s’étaient inscrits » pour cet exil symbolique, mais « plusieurs centaines d’entre eux ont été réquisitionnés » par les autorités.

Débuté le 5 janvier, le mouvement de grève est censé se poursuivre jusqu’au 15 janvier. Plusieurs milliers de médecins libéraux ont défilé dans le froid à Paris le 10 janvier où ils ont dénoncé la « dérive autoritaire » qui à leurs yeux menace leur « liberté d’exercice », appelant le Premier ministre à leur « faire des propositions ». D’après les organisateurs, cette manifestation a rassemblé 20 000 personnes, 5000 selon la préfecture de police. « Maltraiter les soignants, c’est maltraiter les patients », pouvait-on lire sur une banderole en tête de cortège.

« Jamais un gouvernement n'avait accumulé autant d'attaques » contre la médecine libérale « en si peu de temps », ont martelé dans un communiqué les organisations syndicales. Sont notamment en cause des dispositions de cette loi de financement qui sont perçues comme une remise en cause de leur travail et de leur indépendance.

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