Trump temporise sur l'Iran, mais le doute persiste
© Getty ImagesTrump a affirmé que les «tueries ont pris fin» et que les exécutions de manifestants en Iran ne seraient pas menées. Il a lié ces informations à des sources non précisées, sans exclure une intervention militaire future. Cette stratégie pourrait combiner temporisation diplomatique et maintien de l’option militaire, face à une situation volatile.
Dans la nuit du 14 au 15 janvier, le président américain Donald Trump a affirmé que « les tueries ont pris fin » en Iran et que, selon des « sources très importantes de l’autre côté », les exécutions de manifestants n’auraient finalement pas lieu, une déclaration faite depuis la Maison Blanche, sans que le locataire du Bureau ovale ne précise l’origine exacte de ces informations ni leur vérification indépendante.
Trump a déclaré : « On nous dit que les tueries en Iran prennent fin […] et aucune exécution n’est prévue », tout en soulignant qu’il tiendrait la situation « sous observation », sans exclure une action militaire future. Ces propos interviennent dans un contexte de tensions extrêmes, alors que l’Iran est secoué par des manifestations massives depuis fin décembre.
Poker menteur de Trump
Cette rhétorique pourrait autant refléter une volonté de temporiser qu’une stratégie de bluff diplomatique ou militaire. D’un côté, Trump et son équipe de sécurité nationale, incluant le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président J.D. Vance ont discuté de diverses options, allant de la diplomatie à des frappes militaires directes, montrant que l’option de la force n’est pas formellement exclue.
De l’autre, l’absence de détails sur les sources et leurs motivations laisse planer un doute : ces assurances pourraient être un moyen pour Washington de réduire les pressions immédiates sur une possible intervention, tout en gardant ses options ouvertes.
Le fait que l’Iran lui-même, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, nie toute intention d’exécutions et affirme contrôler la situation suggère que des contacts indirects et des jeux diplomatiques ont pu influencer le discours de Trump, même si des analystes estiment que ces déclarations servent aussi à déplacer l’attention vers une « désescalade apparente », sans garantir de changement de cap.
Malgré cette déclaration optimiste, les risques d’escalade subsistent : des évacuations de personnel américain dans le Golfe et des avertissements répétés d’une riposte iranienne en cas de frappe externe montrent que la tension reste élevée. Les observateurs internationaux restent donc sceptiques : il pourrait s’agir d’une tempête médiatique calculée, destinée à dissiper les craintes immédiates tout en maintenant une pression stratégique maximale sur Téhéran.